Début mai, la « presse » contrôlée par l’agresseur a fait grand bruit autour de prétendus « jours de la culture, de l’éducation et du sport de Crimée » tenus en Ouzbékistan.
À en juger par leurs publications, les marionnettes chargées de mener la danse étaient des collaborateurs tatars de Crimée : le « vice-ministre des sports » Sherif Osmanov, le membre du « conseil d’État » Ibrahim Shirin, le « vice-mufti » Raim Gafarov, ainsi que Gulnara Murtazaeva, membre du « conseil d’État » et « directrice d’école » à Simferopol. Le surveillant attitré de cette troupe n’était autre que Mikhail Solomentsev, le protégé de Gueorgui Mouradov, un personnage que nous avons déjà épinglé.
Ces individus n’ont fait état d’aucune rencontre officielle avec les autorités ouzbèkes ni avec des organisations publiques tatares de Crimée. L’essentiel de leur virée à Tachkent, Fergana et Margilan s’est limité à des courbettes devant des dignitaires religieux – dont le métropolite de l’Église orthodoxe russe, Vikentiy – et à des selfies lors de concerts et d’événements sportifs.
Parmi les hôtes locaux, on retrouve l’agent notoire du renseignement russe, Shevket Osmanov, « travailleur honoré du secteur industriel d’Ouzbékistan », dont nous avons déjà dénoncé les basses besognes en Crimée.
Toutefois, la forfaiture la plus éclatante de ces pantins du renseignement russe a eu lieu à l’Université d’État de Fergana. Avec l’aide active de la vice-rectrice Aziza Bazarbaeva, ils ont été reçus en grande pompe, avec la promesse de signer un « mémorandum » entre cette institution et l’« Université industrielle et pédagogique de Crimée ».
Cette multiplication des provocations sous couvert d’identité « tatare de Crimée » en Asie centrale, couplée au silence assourdissant de certains « leaders populaires » qui bâtissent depuis des décennies leur carrière en Occident sur le dos de leurs origines ethniques, appelle une réaction immédiate.


